9h : arrivée des premières années déguisées (en théorie) en Sailor Moon pour les filles et Pokémon pour les garçons. Oui je souligne bien le en théorie car d'une sailor moon, je n'avais que les couettes, à la limite, avec un chemisier bouffant 10x trop grand et un mini short complètement hors contexte. Bref, l'incarnation même de l'anti-sexe. Certaines étaient allées jusqu'à louer le costume officiel. Franchement... la flemme ! La journée commence en huis-clos avec bizu bon enfants... 11h, sandwish. Ensuite on décole par groupe de 10 parainé par 2 ou 3 deuxièmes années en blouse blanche pour faire le tour de Lille à la recherche d'une liste d'objets, passant du string à la moule, sans oublier la frite ou encore la poignet de porte... pas trop trop méchant non plus, malgré les courbatures à force de passer les passages cloutés en canard. On continu la journée avec élection de miss et mister (hum) catho 2007, puis rendez vous tout le monde dans le sous sol du RU pour... le tribunal !
Dans une pièce sombre, éclairée par des bougies où reigne une atmosphère qui ne présage rien de bon, entrent deux avocats (maître S et maître Undoigt - admirez le jeu de mot), le président et le procureur ; tous affublés d'un masque d'horreur et d'une cape noire. Selon les dossiers que chacun avait rempli deux semaines au paravant, certaines personnes de ma promo défilaient devant l'audience, selon, biensur, leurs réponses aux questions (hautement intellectuelles et profondes) du questionnaire. Ont défilé devant l'assemblée - prétrifiée à l'idée d'être convoquée - "bizu puceau", "bizu salopes" entre autre... comme sentence les malheureux avaient le droit à de la "potion" (comprenez vinaigre, moutarde, tabasco... idéal pour la digestion), un bisou à une tête de cochon (vraie tant qu'à faire), du roblochon sur les tétons, boire du lait en guise de sperme dans des préservatifs, bref, que des ptites blagues tellements... fines et distinguées, oui c'est tout ça le charme du mythique tribunal. Mais tout ça c'était gentillet comparé à toutes les horreurs qu'ils ont pu balancer sur le dos des "accusés" (qui, pour certains, l'avaient cherché il faut l'admettre). Même si parfois ça allait un peu loin, on essayait de se persuader qu'au fond, ils ne pensaient pas un mot de leur discours. Et puis je pouvais souffler, je n'avais aucune raison d'y passer.
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